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Architecture et Clean Code : les 4 piliers d’un logiciel pérenne

Il existe un phénomène bien connu des DSI : le « Syndrome de la Démo ». Un logiciel peut sembler parfait lors d’une présentation commerciale, offrir une interface fluide et répondre aux besoins… tout en étant, en coulisses, une « bombe à retardement » architecturale.

Pour un CTO ou un Responsable Technique, la qualité d’un développement sur mesure ne se juge pas à l’interface (le visible), mais à la robustesse du code (l’invisible). C’est ce qui différencie un logiciel jetable d’un actif industriel conçu pour durer sur 10 ans ou plus, en fonction de l’investissement dans sa maintenance.

Au-delà des lieux communs sur l’agilité, voici les 4 standards techniques que le Groupe Diagram impose pour garantir la maintenabilité et limiter la dette technique de vos projets.

1. L’architecture : découpler pour durer (l’indépendance du framework)

Le piège classique des développements juniors est le « couplage fort ». Le code métier est mélangé au code de l’interface ou de la base de données. Résultat : le jour où vous voulez changer de version de SGBD ou passer d’une vue Web à une API mobile, tout s’effondre.

Notre approche :

Que ce soit en Web (Symfony) ou en Applicatif (WinDev), nous appliquons des principes de découplage (inspirés de l’Architecture Hexagonale ou du MVC strict).

  • La règle d’or : la logique métier (Business Logic) ne doit pas dépendre du framework, de la base de données ou d’un outil tiers. C’est le principe central des architectures hexagonales (ports & adapters).
  • Le bénéfice : cette isolation permet de faire évoluer la brique technique sans casser les règles de gestion. C’est ce qui rend possible la réversibilité technique et l’évolution sereine de votre outil.

2. La stratégie de tests : le filet de sécurité industriel

Un code sans tests automatisés est du “legacy” dès son premier jour en production : sans filet de sécurité, chaque changement devient risqué et coûteux. La peur de la régression (« Si je touche ça, est-ce que ça casse là-bas ? ») paralyse les équipes et tue l’innovation.

Nous déployons une stratégie de tests pyramidale stricte, répartie typiquement ainsi : ~70% de tests unitaires, ~20% d’intégration et ~10% de tests E2E.

  1. Tests Unitaires (TU) : pour valider la logique pure de chaque fonction (le socle de la pyramide).
  2. Tests d’Intégration : pour vérifier que les modules et les API dialoguent correctement.
  3. Tests E2E (End-to-End) : des robots qui simulent le parcours d’un utilisateur réel (le sommet de la pyramide).

Le différenciant Diagram :
La plupart des agences automatisent le Web, mais peu le font sur le Client Lourd. Or, pour une GPAO critique, l’erreur n’est pas permise. Nous appliquons cette rigueur d’automatisation (CI/CD) sur l’ensemble de nos technologies, y compris WinDev, pour garantir des déploiements sans sueurs froides.

3. Le « Clean code » et le facteur humain

La maintenabilité se mesure souvent avec une métrique cynique mais réaliste : le « Bus factor ». Si votre développeur principal se fait renverser par un bus demain, le projet survit-il ?

Si le code est cryptique, non documenté ou « artistique », la réponse est non. Pour contrer cela, nous imposons le standard du « Code Propre » :

  • Standards PSR (PHP) & Normes WLangage : le code ne doit pas porter la « patte » d’un développeur, mais respecter une norme collective. N’importe quel développeur de l’équipe doit pouvoir reprendre une tâche en cours.
  • Code Review systématique : aucune ligne de code ne part en production sans avoir été relue et validée par un pair. C’est un filtre qualité autant qu’un outil de partage de la connaissance.

4. Gérer la dette technique plutôt que la subir

C’est ici que la théorie du « Code Parfait » se heurte à la réalité du « Time-to-Market ».
Contrairement aux discours puristes, le « Zéro Dette Technique » est une utopie. La vraie compétence n’est pas d’éviter toute dette, mais de la gérer comme un levier financier.

Notre vision :
On peut décider de contracter une dette (coder vite un module pour une deadline critique) à condition de planifier son remboursement immédiat.
Si cette dette n’est pas remboursée, les « intérêts » s’accumulent sous forme de bugs et de lenteurs. C’est pourquoi nous intégrons systématiquement des sprints de refactoring dans nos plannings. C’est cet investissement invisible mais vital qui permet à un ERP sur mesure de rester performant et évolutif, même après 10 ans d’existence.

Un logiciel « vite fait » coûte moins cher à l’achat, mais son coût de maintenance explosera exponentiellement…
Chez Groupe Diagram, nous nous voyons comme des artisans logiciels (« Software Craftsmen »). Nous ne construisons pas pour livrer, nous construisons pour durer.

Vous doutez de la qualité de votre code actuel ? Réalisons un audit d’architecture pour évaluer la santé de votre projet

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